Où trouver le taux de CO2 sur votre carte grise ?
Votre carte grise affiche une case V.7 avec un chiffre en grammes par kilomètre, mais vous ne savez pas exactement ce qu’il représente ni pourquoi il fait varier le prix de votre certificat d’immatriculation. C’est justement ce qu’on va voir ensemble.

La case qui indique le taux de CO2 sur votre certificat d’immatriculation
Le taux d’émission de dioxyde de carbone figure systématiquement en case V.7 de votre certificat d’immatriculation, exprimé en grammes par kilomètre. Cette mention est obligatoire sur tous les documents édités depuis 2004, ce qui explique pourquoi les cartes grises plus anciennes n’affichent parfois aucune valeur à cet emplacement.
Un simple coup d’œil à cette case permet d’anticiper une partie non négligeable du budget lié à l’achat, puisque ce chiffre conditionne directement le montant que vous payez à l’immatriculation.
Pourquoi ce taux fait grimper ou baisser le prix de votre carte grise
Le taux de CO2 n’a pas la même conséquence financière selon que le véhicule est neuf, d’occasion ou importé. Certains acheteurs découvrent le malus au moment de la facture, faute d’avoir vérifié ce chiffre en amont.
Le malus écologique appliqué au-delà d’un certain seuil
En 2025, le malus écologique se déclenche à partir de 113 g/km, avec un premier palier fixé à 50 €. Plus le taux grimpe, plus la note s’alourdit, jusqu’à atteindre 70 000 € pour les véhicules émettant 193 g/km ou plus. Dès 2026, le seuil de déclenchement s’abaisse à 108 g/km et le plafond grimpe à 80 000 € à partir de 192 g/km. Ce durcissement progressif touche essentiellement les véhicules neufs immatriculés pour la première fois en France.
Les véhicules d’occasion, eux, échappent à cette taxe depuis 2021 dès lors qu’ils ont déjà été immatriculés sur le territoire français. En revanche, un véhicule acheté d’occasion à l’étranger est considéré comme une première immatriculation en France : il peut donc déclencher un malus, calculé selon le barème de son année de mise en circulation d’origine, avec toutefois un abattement de 10% par année d’ancienneté.
Les véhicules exonérés ou allégés grâce à un faible taux d’émission
Certaines situations permettent d’échapper totalement ou partiellement au malus. Voici les principaux cas de figure recensés :
- les véhicules 100% électriques ou à hydrogène, dont le taux de CO2 affiché en case V.7 est de 0 g/km, sont totalement exonérés
- les familles d’au moins trois enfants à charge bénéficient d’une réduction de 20 g/km par enfant sur le taux retenu pour le calcul
- les titulaires d’une carte mobilité inclusion avec mention invalidité, ainsi que les véhicules accessibles en fauteuil roulant, sont exonérés
- les véhicules équipés d’un boîtier superéthanol E85 profitent d’un abattement de 40% sur leurs émissions, à condition que le taux ne dépasse pas 250 g/km
Ces dispositifs se cumulent parfois, ce qui explique certains écarts de prix surprenants entre deux acheteurs pour un même modèle.
Cycle NEDC ou cycle WLTP, pourquoi deux véhicules identiques affichent des chiffres différents
La raison tient à la norme utilisée pour mesurer les émissions au moment de l’homologation.
Avant 2020, les constructeurs homologuaient leurs véhicules selon le cycle NEDC, un protocole théorique souvent critiqué pour sous-estimer les émissions réelles. Depuis mars 2020, le calcul du malus repose sur le cycle WLTP, une procédure plus proche des conditions de conduite réelles, intégrant accélérations, freinages et poids des équipements embarqués. Résultat, un véhicule homologué en WLTP affiche généralement un taux plus élevé que son équivalent testé en NEDC quelques années plus tôt, sans que le moteur ait réellement changé.
Que faire si aucun taux de CO2 n’apparaît sur votre document
Sur les véhicules immatriculés avant 2004, la case V.7 reste parfois vide, cette absence traduisant simplement une réglementation qui n’existait pas encore à l’époque de leur première mise en circulation.
Pour retrouver cette information, plusieurs sources restent accessibles. Le certificat de conformité européen, document fourni par le constructeur, mentionne généralement le taux d’émission. La documentation technique validée par l’organisme technique central peut également contenir cette donnée. Enfin, le site Car Labelling de l’ADEME répertorie les fiches techniques de plus de 9 000 véhicules et permet souvent de retrouver l’information manquante en quelques clics.
Ce que ce taux change au-delà de la carte grise
Le taux de CO2 influence indirectement votre exposition aux restrictions de circulation, notamment dans les zones à faibles émissions mises en place à Paris, Lyon ou Bordeaux, où les véhicules les plus polluants sont progressivement interdits de circulation. La vignette Crit’Air, elle, dépend principalement de la norme Euro inscrite en case V.9 et du type de carburant, mais un véhicule électrique affichant 0 g/km en case V.7 obtient systématiquement la vignette Crit’Air 0.
Avant de finaliser un achat, prenez le temps de vérifier ce taux sur le simulateur officiel de l’ANTS ou de Service-Public.fr : la différence de coût entre deux véhicules proches peut atteindre plusieurs milliers d’euros selon leur année d’homologation.
